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La satiété sensorielle spécifique

Les sensations alimentaires expriment les besoins de notre organisme d’une manière précise.

Ai-je faim? Ai-je assez mangé?

Ainsi, les personnes qui savent les identifier et qui se laissent guider connaissent bien si elles ressentent une vraie faim et savent apprécier également si leur satiété est acquise.
Grâce à quoi elles savent toujours quelles quantités de nourriture leur sont nécessaires. Elles mangent ce dont elles ont besoin, ni plus, ni moins.

Car oui nous sommes capables d’adapter notre prise de nourriture aux besoins de notre organisme, c’est ce que j’avais définit dans cet article sur l’alliésthésie.

Par exemple, quand le corps se trouve en panne de carburant, cela entraîne une hypoglycémie. Celle-ci s’exprime par une sensation de faim. La vraie faim. L’individu se met alors en quête de nourriture. En mangeant, il corrige l’hypoglycémie et reconstitue de manière adéquate ses réserves de nutriments.

Cependant pour d’autres personnes, il est plus difficile  d’identifier ce vrai signal de faim qui peut être confondu avec des émotions (colère, tristesse, stress…) qui induisent une envie de manger. L’organisme n’ayant pas envoyé de véritable signal “biologique” de manque, cette consommation alimentaire ne sera pas en corrélation avec la dépense énergétique. Et c’est un peu là que se joue les prémices d’un prise de poids…

Une autre notion peut également compromettre la régulation des besoins:celle du plaisir de manger. Surtout lorsque se présente des aliments agréables au goût. Alors la stimulation l’emporte alors sur la notion de rassasiement.

Pourquoi? Parce qu’en réalité le rassasiement est spécifique des caractéristiques sensorielles de l’aliment qui est consommé. Il n’est pas influencé par le contenu énergétique ou nutritionnel de l’aliment mais par le volume. Ainsi, un aliment aux caractéristiques sensorielles différentes de ceux précédemment ingérés, peut relancer l’appétit et donc sa consommation. La variété des sensations entre donc également en compte pour déterminer la taille du repas.

L’arrivée d’aliments agréables peut être susceptible de relancer la consommation même chez une personne qui n’éprouve plus de faim.  On a du mal à terminer son plat principal, on se force même. Et pourtant à l’annonce d’un dessert, on trouve la ressource pour lui faire une petite place dans notre estomac.

Il s’agit donc de la notion de satiété sensorielle spécifique.

A l’origine ce mécanisme est là pour jouer un rôle majeur afin de nous inciter à diversifier notre prise alimentaire pour combler les différents besoins. Il s’agit même d’une notion de survie afin de ne pas manger uniquement notre nourriture préférée en continu.

Mais, dans notre société moderne où nous disposons d’une grande variété alimentaire, ce mécanisme peut au contraire favoriser une surconsommation. Le processus physiologique se retourne alors contre nous.

“Manger sans faim” est en effet un comportement qui peut affecter le contrôle du poids. Certaines personnes sont particulièrement sensibles à l’influence de cette stimulation sensorielle à manger.

Alors que faut-il faire pour ne pas toujours craquer sur le dessert de trop?

A partir du moment ou l’on admet que notre corps a besoin de diversité, dans les textures et les goûts, l’idée va donc être de penser ses repas. De se dresser une assiette principale très variée, avec protéines – légumes – et féculents, en mêlant aussi les couleurs et les textures. Et puis on ne néglige pas la dégustation qui est aussi un intervenant du processus de rassasiement. Accorder davantage d’attention à ce que l’on mange, apprécier la saveur des aliments, prêter attention aux émotions que cela nous suscite. Se créer un cadre, des conditions agréables, prendre le temps et déjeuner en paix.

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